On recommandera deux personnes au minimum. Une seule personne risque de se trouver débordée par la billetterie ou ne pourra pas en même temps informer ou accompagner le visiteur si nécessaire. C’est également une bonne mesure pour la protection des œuvres : une personne restera en permanence à l’accueil, tandis que l’autre sera présente dans l’exposition.
Mais l’essentiel est de pouvoir compter sur un personnel formé aux questions de la médiation de l’œuvre d’art vis-à-vis des publics. La courtoisie et la polyvalence viennent alors compléter cette compétence aujourd’hui indispensable si l’on veut fidéliser le public. Il existe aujourd’hui un grand nombre de cursus universitaires offrant des formations de qualité concernant la médiation avec les publics. De même, le personnel d’accueil peut bénéficier de la formation continue. On peut donc, pour peu que l’on s’en donne les moyens, offrir un véritable accès aux œuvres dépassant largement le simple accueil. Si les personnels sont peu ou pas formés, on veillera à ce que le commissaire de l'exposition organise à leur intention une visite guidée pendant laquelle il expliquera le propos de l’exposition, donnera des renseignements sur le ou les artistes, argumentera le choix des œuvres, les situera... Il rédigera également un texte explicatif, accessible à tous, qui aidera le personnel d’accueil et qui sera distribué aux visiteurs. Il est également nécessaire de mettre à la disposition des personnes chargées de l’accueil une documentation sur le ou les artistes présentés.
Une exposition ouverte pendant la période scolaire incitera les enseignants à la visiter avec leurs élèves. Ce type de visite demande un accueil particulier et un personnel compétent et préparé. En conclusion, la qualité de l’accueil est une composante essentiellede la réussite d’une exposition. Son organisation constitue toujours une prise de risque, quel que soit le type de public accueilli : le manque d’information et d’accompagnement pourra transformer des manifestations d’incompréhension en réactions parfois négatives. De même, un public amateur et bien informé face à un personnel incompétent et peu ouvert, portera un jugement sévère sur le lieu et ses responsables. Il en déduira que le projet est superficiel et lui fera une mauvaise publicité. L’organisateur de l’exposition (collectivité locale, territoriale, association, etc...) doit donc considérer qu’il ne suffit pas d’accrocher des œuvres sur les murs pour les rendre accessibles. Courtoisie et compétence du personnel aideront chacun à accéder à une lecture des œuvres et à faire naître un questionnement intéressant. Dans un lieu d’exposition, le visiteur doit pouvoir bénéficier d’une sensibilisation ou d’une initiation aux problématiques de l’art. On aura tout intérêt à faire appel à un personnel compétent et formé car c’est également une garantie pour la protection des œuvres présentées. En donnant des informations, il surveille les œuvres. L’expérience montre que pour éviter les dégradations, il suffit simplement de demander aimablement au public de ne pas les toucher.
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