Actuellement l'utilisation de la lumière du jour pour l'éclairage des salles d'exposition reste liée à un parti pris architectural. Cependant sans disposition particulière, elle peut s'avérer insuffisante voire inadéquate. Qu'elle soit zénithale (en plafond) ou latérale (fenêtre), la lumière naturelle ne doit jamais pénétrer directement dans les locaux.
On utilisera des panneaux translucides, des stores, des grilles paralumes, des vélums ou rideaux afin d'obtenir une diffusion de la lumière et de pouvoir éventuellement gérer l'intensité du flux lumineux. La lumière « zénithale » est considérée comme la plus neutre et uniforme. Cette neutralité relative (le soleil change perpétuellement d'intensité, de direction, de coloration) a cependant des inconvénients :
Les prises de jour par fenêtres ou impostes révèlent une direction de lumière plus intéressante pour le rendu des œuvres en volume. Elles nécessitent dans tous les cas une diffusion par stores ou rideaux. Considérée comme la plus neutre et la moins variable, la lumière naturelle du nord subit aussi les variations d'intensité et de coloration. Il sera difficile de supprimer les « effets miroirs » typiques de la lumière diffuse et non directionnelle (voir paragraphe 3 de ce chapitre). Elle s’avérera inadéquate pour l'éclairage d'objets très sensibles à la lumière. Un éclairage zénithal révèle l'architecture, ce qui dans certains cas peut gêner la lecture d'une œuvre d'art. L'éclairage par la lumière naturelle parait être le plus adapté aux espaces d’exposition par sa qualité (homogénéité, suppression des ombres portées, coloration...), sa simplicité de gestion, d'entretien, sa neutralité relative et ses qualités esthétiques.