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Les principales sources de lumière artificielle

 

Les lampes fluorescentes tubulaires

La lumière par fluorescence est essentiellement produite par une matière fluorescente couvrant l’intérieur de l'enveloppe tubulaire. Elle est généralement utilisée pour simuler la lumière du jour, en corniches intégrées dans l'architecture, en plafond sur plaques translucides ou grilles paralumes. Les avantages principaux de ce type d'éclairage sont le faible coût d'installation et de maintenance, une efficacité lumineuse élevée, une importante durée de vie : environ 6000 heures (valeurs citées à titre indicatif, se référer aux données des constructeurs). La photoluminescence est un phénomène différent de l'incandescence solaire. L'œil humain habitué à la lumière solaire percevra la différence. Malgré la gamme variée de coloration (du chaud au froid) la lumière par fluorescence reste la moins « confortable ». La combinaison de sources différentes (ex. fluo-incandescence) diminuera cette sensation de lumière « anti-solaire ».


Les lampes à incandescence standard

Un filament de tungstène placé dans une lampe remplie d'un gaz inerte (argonkrypton) est chauffé « à blanc » par le passage du courant électrique. Les lampes généralement utilisées dans les lieux d'exposition sont du type PAR 38 : lampe à réflecteur incorporé avec lentille « nid d'abeille » ou dépolie, d'une puissance de 60 à 150 watts, faisceau directionnel plus ou moins intensif. Pour le respect des normes de conservation, il n'est pas exclu d'utiliser des lampes standard de puissance inférieure. Malgré la présence encore fréquente de ce type de lampe dans des lieux d'exposition, on tend à les remplacer par des lampes tungstène-halogène, aux qualités techniques nettement supérieures pour cet usage.


Les lampes tungstène-halogène

Le processus halogène : l'adjonction d'un halogène (iode, brome ou composé organique) au gaz inerte contenu dans la lampe provoque un cycle régénérateur du filament par dépôt du tungstène évaporé. Il s'ensuit :

  • l'élimination du dépôt noirâtre
  • une augmentation de la durée de vie des lampes
  • un accroissement de l'efficacité lumineuse, rendue constante pendant toute sa durée de vie
  • une élévation de la température de couleur (3000-3100 k au lieu de 2600 k). De plus, pour que ce processus puisse se réaliser, une température supérieure à 250° est nécessaire, ce qui justifie la réduction de volume des lampes et l'emploi de verre de quartz. On distingue deux catégories principales de lampes tungstène-halogène par la tension d'alimentation : 220 volts ou T.B.T. (Très Basse Tension)

Les lampes sous tension 220 volts

  • Salle d'expositionLes lampes linéaires : les plus répandues, d'une puissance de 150 à 2000 watts associées à des réflecteurs martelés ou dépolis permettent d'éclairer des grandes surfaces. L'échauffement important et des difficultés pour un éventuel filtrage limitent les domaines d'application d'un tel produit.
  • Les lampes du type PAR 30 : d'une puissance de 50 watts, apparues récemment sur le marché, elles remplacent aisément la PAR 38, puisque conçues pour fonctionner dans un appareillage avec la même douille (E 27).
  • Une lampe d'encombrement réduit, avec un miroir dichroïque (ne réfléchissant que 50% du rayonnement infrarouge), fermée par un verre dépoli ou martelé, extensive ou intensive.








Les lampes à très basse tension (T.B.T.)

Lampes fonctionnant sous des tensions de 6, 12, 14, 24 volts par l'intermédiaire d'un transformateur. Le développement d'un tel éclairage dans les lieux d'exposition est dû, en majeure partie à :

  • sa qualité de lumière
  • son efficacité lumineuse importante
  • l'encombrement réduit de l'appareillage
  • une grande gamme de projecteurs
  • la durée de vie des lampes (±2500 heures)
  • sa simplicité d'entretien et de maintenance
  • sa souplesse d'utilisation
  • sa température de couleur
  • un IRC proche de 100
La lampe dite « capsule » (par sa taille réduite) : de 10, 20, 50, 75 ou 100 watts généralement, est utilisée dans des projecteurs pour éclairage extensif. La lampe à miroir dichroïque, dite « à faisceau froid » : puissance 20, 50, 75 ou 90 watts (voire au-delà dans des cas particuliers) est utilisée pour des éclairages plus ou moins intensif, faisceau de 6 à 60 degrés selon les constructeurs. Certains projecteurs peuvent accueillir des accessoires : filtre, coupe-flux, diffuseur, etc., ou même un système à cadrage, focalisation et découpe du faisceau. Les lampes aux halogénures métalliques Une décharge électrique dans une lampe tubulaire, contenant un gaz mixte (vapeur de mercure et halogénures métalliques, surtout iodure) produit une lumière à haut rendement. Le type de métal conditionne la température et l'indice de rendu des couleurs. Ces lampes fonctionnent comme toutes les lampes à décharge avec un amorceur et un ballast externes au projecteur. La gamme de lampes commercialisées présente des puissances de 70 à 400 watts avec un assez bon IRC, une importante efficacité lumineuse, des températures de couleurs variées pour une durée de vie de 5000 à 6000 heures. Ces lampes produisent une quantité d'ultraviolets nécessitant un verre de protection. L'inconvénient majeur est le coût du produit.


Les lampes à vapeur de sodium haute pression

Lampes de technologie semblable aux lampes à halogénures métalliques, c'est le gaz qui diffère (mercure-sodium). Seules les lampes dites « de luxe » et « sodium blanc » ont un IRC et une température de couleurs intéressants. L'efficacité lumineuse, la durée de vie, l'absence quasiment totale d'ultraviolets sont les caractéristiques utiles pour l'éclairage des lieux d’exposition.


Les règles fondamentales d'entretien d'un éclairage sont :

 
  • le dépoussiérage régulier des lampes, réflecteurs et lentilles (jusqu'à 50% de perte)
  • le remplacement des lampes et des filtres par des modèles similaires. Il est préférable de changer régulièrement l'ensemble des lampes pour respecter la continuité de la lumière.
 
 
 
 
 
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Dernière mise à jour le 22/07/2011