La lumière est constituée d’un spectre lumineux, qu’elle soit naturelle ou artificielle. L’éclairement se mesure en lux avec un appareil : le luxmètre. Les rayonnements responsables des altérations ne sont pas tous visibles, les différentes sources de lumière en émettent des proportions variables. L’action de ces rayonnements se cumule dans le temps et les altérations peu perceptibles au quotidien finiront par dénaturer de façon irréversible les œuvres sensibles. La couleur des affiches à la fin d’un été montre aisément l’implication de la lumière sur les matériaux.
Les éléments à prendre en compte sont :
Il convient donc de protéger les œuvres contre les effets néfastes des rayonnements. Certains matériaux, comme la pierre, la céramique ou les métaux, sont peu sensibles aux effets de la lumière. D’autres comme les peintures sous verre et les émaux, sensibles aux variations de température, au terme d’une exposition longue et intense peuvent subir des altérations. Enfin les objets contenant des matières organiques comme les papiers, dessins, aquarelles, pastels, photographies, lettres, archives, ouvrages manuscrits et imprimés, cuirs, peaux, textiles, certaines peintures, bois, ivoires, plumes, etc., sont extrêmement fragiles. Il en est de même pour les résines synthétiques. Les œuvres contemporaines sont souvent composites et hétérogènes dans leur constitution. Elles intègrent des matières synthétiques instables dans le temps et beaucoup moins résistantes qu’on ne le croit, surtout quand les techniques d’application n’ont pas été correctement maîtrisées. Attention aux mises en scène lumineuses des œuvres, qui sont de plus en plus fréquentes. Si le rendu esthétique s’en trouve renforcé, les altérations générées ne sont que trop rarement prises en compte.