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Prévention des risques de dégradation accidentelle

 

Les techniques non traditionnelles, les matériaux hétérogènes et instables et les mises en œuvre complexes adoptés par les artistes de notre époque imposent une attention particulière à tous ceux qui sont chargés de la surveillance, de l’entretien, du déplacement de ces œuvres.

La documentation

Les accidents et incidents sur les œuvres d’art sont malheureusement trop fréquents. Il est ainsi important de veiller à ce qu’il existe une documentation concernant les œuvres avant leur manipulation. Le commissaire d'exposition se doit de vérifier que le propriétaire de l’œuvre possède des documents suffisants (photo ou vidéo, description technique et constat d’état) pour pouvoir la présenter dans les meilleures conditions en tenant compte de la fragilité des matériaux et pratiquer une restauration s’il advenait un dommage. Si ces documents n’existent pas, il est absolument nécessaire de les réaliser avant l’emprunt de l’œuvre.


La photographie ou la vidéo

Chaque fois que cela sera possible, on utilisera de préférence la vidéo qui permet aisément de réaliser des gros plans ou, pour les sculptures, de tourner autour des œuvres. Ces documents de départ, souvent fondamentaux s’il est nécessaire d’intervenir sur les œuvres par la suite, sont aussi un constat de l’état de l’œuvre au moment de sa prise en charge. Ils permettront d’éviter, au retour, toute contestation non fondée. La photographie et aujourd’hui la photo numérique, sont également de bons moyens d’information et permettent une large documentation à peu de frais.


Réserves du Frac Alsace (2)Le constat d'état

Il sera nécessaire d’établir une fiche indiquant les dimensions, le poids, les matériaux constitutifs, les parties qui semblent fragiles ou instables, les traces éventuelles d’usure ou d’accidents, les anciennes restaurations et toutes informations sur la nature de l’œuvre qui pourront aussi aider à un emballage et à un transport judicieux. Il ne s’agit pas là d’une formalité mais bien d’une des précautions fondamentales permettant le déplacement des œuvres et leur prise en charge par un emprunteur. Le transport des œuvres d’art est le moment le plus propice à leur altération. Il peut donner lieu à des accidents graves, aux effets parfois irréparables. La manipulation des œuvres contemporaines est encore plus délicate que celle des œuvres traditionnelles. Des accidents, comme des griffures, pouvant présenter une gravité mineure s’ils affectent une œuvre ancienne déjà marquée par l’usure, affecteront de manière irrémédiable un monochrome contemporain, par exemple.
 
 
 
/// Légende et crédit : Réserves du Frac Alsace, photo : Agence culturelle d'Alsace
 
 
 
 
 
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Dernière mise à jour le 22/07/2011