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Les manipulations

 

L’accrochage d’une exposition est l’un des moments propices aux accidents sur les œuvres. Il est tout à fait indispensable de veiller à choisir une main d’œuvre suffisante et attentive.

Décrochage photographie Luc MeichlerLes œuvres doivent toujours être manipulées par un nombre de personnes convenant à leur poids ou à leur encombrement. Il est nécessaire de porter des gants de coton, car par exemple, des peintures mates ou claires peuvent souffrir de traces de doigts qui seront désastreuses sur une couche picturale ou sur la surface d’une sculpture. En effet, s’il s’agit de couches poreuses, les traces sont ainsi imprégnées et particulièrement délicates à éliminer. Les attaches ou supports doivent être dimensionnés à l’œuvre. Les chevilles dans les murs ne doivent pas flotter. Si des crochets sont nécessaires, il est important de prévoir du liège entre les crochets et l’œuvre (une rondelle de bouchon est souvent suffisante). Les tableaux ne doivent être ni posés ni accolés les uns sur les autres. Ils ne doivent pas non plus être en contact direct avec le sol, mais reposer sur un support (couverture, plastique à bulles, papier) qui les isole d’une éventuelle saleté ou humidité. En plus des rayures ou griffures qui pourraient s’en suivre, il y a un risque important de les voir glisser et tomber. Les emballages, portant le nom de l’œuvre qu’ils contenaient, seront rangés au fur et à mesure du déballage. Il sera ainsi possible de les utiliser pour le retour et des accidents provoqués par un encombrement d’emballages seront évités.
 
 
 
/// Légende et crédit : Accrochage photographie de Luc Meichler, Sans titre, 1982 (collection Frac Alsace), Espace naissance du département de Gynécologie-Obstétrique des Hôpitaux Universitaires de Strasbourg, 2004, photo : Agence culturelle d'Alsace