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L'évaluation

 

Tout organisateur est tenté d’appuyer son bilan sur une évaluation quantitative des publics : le volume des entrées - qui lui semble être la clé du succès -, la composition et la diversité des visiteurs, au détriment du facteur qualitatif de l’exposition. Non seulement il est important de tenir compte des réactions des visiteurs, de leurs satisfactions, de leurs motivations et attentes, mais le concepteur doit garder en mémoire les buts et objectifs de l’exposition, la pertinence du thème et sa conjonction à un lieu donné. Une fréquentation du public plus ou moins importante sera la conséquence du choix de la programmation, de la réputation de la structure et de la compétence de ses organisateurs comme de la qualité de ses équipements et du bâtiment.

Une bonne évaluation doit être menée en trois temps :

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  • L’évaluation au préalable : elle va s’attacher au thème et au concept de l’exposition.
  • L’évaluation pendant la réalisation : elle permettra des réajustements, des réglages, l’amélioration de certains éléments, le recadrage des objectifs ou du fonctionnement de l’exposition.
  • L’évaluation pendant l’ouverture au public : on observera les réactions et les comportements des visiteurs, par le biais d’entretiens ou de questions-tests afin de rassembler le plus possible d’informations.

L’évaluation permet aussi d’envisager les améliorations nécessaires à tous les stades du développement, les contenus comme la présentation, pour les prochaines expositions : elles les rendront certainement plus accessibles et plus agréables au public. Il faut savoir qu’une étude d’impact, réalisée par des spécialistes, demande du temps, de l’organisation et coûte de l’argent. Aussi il est possible de mettre en place avec sa propre équipe et à petite échelle les techniques les plus simples de l’évaluation : l’interview et l’observation des visiteurs.
 
 
 
/// Légende et crédit : Exposition de Miquel Mont, Sept flickers, Frac Alsace, 2009, photographie © Jean-Baptiste Dorner